21 mars 2007
La situation dans le Territoire
En janvier 2006, j'écrivais : "pour le neuvième mois consécutif, le chômage est en baisse en France. Une bonne nouvelle dont profite Belfort ? Pas du tout. Jamais la situation de l'emploi n'aura été aussi négative. En octobre 2005, alors que le chômage baissait de 3,4% en France, il augmentait ici de 2,6% ! Les demandeurs d'emploi étaient 2924 à Belfort." Face à cette situation la Ville de Belfort relève les impôts de 2% en 2006, et Territoire Habitat hausse ses loyers de 2%. Les Belfortains en plein désarroi ont apprécié ce nouveau coup de massue.... Pour les élus « aux responsabilités », c'est la faute « à la situation économique », « au renvoi des intérimaires de chez Peugeot. » Bref, quand l'énergie et la filière automobile sont en crise, c'est le Territoire de Belfort qui est touché de plein fouet. Seule la diversification économique pourrait nous permettre d'échapper au chômage qui touche toutes les familles du Territoire. Le maire de Belfort et les députés de droite ou de gauche nous la promettent depuis vingt ans, mais elle n'arrive jamais. Depuis vingt ans, on fait du « transfert d'emplois », en général dans la sous-traitance automobile, et pas de création : les meilleurs modèles sont l'aéroparc de Fontaine, le Technopôle sur le site Bull...et peut-être demain le site Alstom si on laisse faire un « Techn'hom » raté, qui n'aurait pour seul but que d'y transférer des emplois déjà présents dans le Territoire. Plutôt que des paroles, il faut un soutien économique adapté, des zones d'activités tertiaires et industrielles innovantes, organisées autour de thèmes porteurs, créer un hôtel d'entreprise et des locaux à louer au cœur de la zone franche, notamment aux Résidences où la municipalité ne pense qu'à reconstruire du logement. Dans l'urgence, Christophe Grudler et les élus du groupe municipal « Un Nouveau Souffle pour Belfort » ont demandé que le budget de la Ville pour 2006 fasse de l'emploi la priorité. Une politique dynamique peut permettre de créer rapidement de l'emploi dans le tourisme, autour du château et des fortifications. 500 emplois directs et indirects pourraient en découler. Il faut aussi aménager sérieusement le site Alstom, et avoir l'audace de solliciter l'implantation de grands groupes, autour d'un noyau dur Alstom prêt à se redéployer si la prospérité revient. Heureusement, des projets importants ont vu le jour. En voici quelques exemples : – création d'un centre de formation pour les jeunes « Défense 2e chance », proposé par Christophe Grudler et soutenu par le maire de Belfort (200 emplois et 400 jeunes formés chaque année), – poursuite du développement de Carlson Wagon Lits et de Téléperformance (centres d'appel) : 300 emplois, – un établissement pour personnes âgées dépendantes vient de se créer à La Miotte et créera 80 emplois. Christophe Grudler
14 mars 2007
Economie
La dette publique atteignait 1000 milliards de francs en 1984, elle atteint aujourd'hui 1190 milliards d'euros. Les politiques de droite ou de gauche qui se sont succédées en 20 ans font que nous vivons à crédit sur le dos de nos enfants. A sa naissance, un Français possède déjà près de 20.000 € de dettes, qu'il va passer sa vie à rembourser ! Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale proposent tous deux de continuer de gonfler ce déficit abyssal, basant leurs promesses électorales sur des budgets complètement irréalistes car : 1. au bas mot déficitaires d'au moins 50 milliards ; 2. reposant sur des hypothèses de croissance d'un optimisme déraisonnable.
Il faut remettre les pieds sur terre et accepter de voir les choses en face : la France est exsangue, surendettée. Le poids de la dette dépasse 60 % du PIB du pays (son revenu). Son remboursement occupe le deuxième poste du budget, juste après l'Education nationale. Les marges de manœuvre sont de plus en plus étroites.
Pour lutter contre cela, il faut : 1. interdire aux gouvernements de proposer des budgets déficitaires ; 2. cesser de promettre aux électeurs des baisses d'impôt qu'on ne pourra pas tenir, si ce n'est en reprenant d'une main ce qu'on offrira de l'autre. Certes, les impôts sont beaucoup trop lourds en France. Certes, la France est le pays d'Europe où les gens sont les plus imposés. Mais la situation est telle que la priorité doit aller à l'équilibre du budget et au remboursement de la dette.
Enfin, il faut cesser de brader les actifs bénéficiaires de l'Etat. A titre d'exemple, la cession des autoroutes au secteur privé, outre qu'elle nous enlève tout espoir de voir un jour s'installer un relative gratuité sur le réseau (à la manière suisse, par exemple, où à la manière française de l'A75), a abouti à une véritable catastrophe : les prix ont flambé, et la qualité du service s'est fortement dégradée sur le réseau, comme le montre une récente étude effectuée au bout d'un an de privatisation. Or, l'autoroute, ce n'est pas seulement la vitesse : c'est aussi la sécurité, avec beaucoup moins d'accidents au kilomètre parcouru que sur les routes nationales.
