15 mars 2007
Vauban et la mosquée : adieu l'UNESCO
14 villes de France vont être inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco pour leurs fortifications Vauban. Leur dossier sera déposé le 31 janvier 2007. Belfort n'en fait pas partie : la faute à Jean-Pierre Chevènement...
Calendrier d’un désastre
Pour bien comprendre, voici ce qui s'est passé depuis 2005.
Février 2005 : Christophe Grudler apprend que neuf villes de France, dont Besançon, demandent leur inscription au patrimoine mondial de l’Unesco pour leurs fortifications Vauban. Belfort n’a même pas cherché à en faire partie. Il écrit au ministre de la Culture, se rend à Paris et obtient l’ajout de Belfort sur une liste complémentaire de neuf villes soumises à l’examen d’un Conseil scientifique national.
Juin 2005 : Christophe Grudler rencontre à Paris Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, et lui dit tout l’intérêt d’une inscription commune à l’Unesco. « Nos deux villes sont complémentaires », explique-t-il. Le maire de Besançon écoute, mais ce n’est pas lui qui décide : c’est la Commission scientifique nationale, composée de spécialistes de Vauban et d’experts de trois ministères.
Juillet 2005 : le maire de Belfort – avec cinq mois de retard – fait enfin acte de candidature pour l’Unesco. Mais dans le même temps, il accorde un permis de construire pour une mosquée de 1.700 places au cœur du site fortifié de Belfort. Christophe Grudler dénonce cette implantation qui risque de faire perdre l’Unesco. Il propose d’autres sites pour implanter la mosquée.
« Il s’agit au minimum d’un projet à 15 ans, si jamais il devait être retenu », affirme Olivier Prévot, adjoint à la Culture. « Faux », répond Christophe Grudler qui explique que le dossier sera déposé en 2007 pour les 300 ans de la mort de Vauban.
Mars 2006 : le Comité scientifique national se réunit à Paris et rejette la candidature de Belfort. A cette réunion, un expert belge, professeur d’université, dit clairement que la construction d’une mosquée moderne dans les fossés historiques disqualifie la candidature de Belfort.
Mars à mai 2006 : plus de 10.000 Belfortains signent la pétition contre toute construction dans les fossés historiques. Aux cris de « Chevènement touche pas à Vauban », des centaines de manifestants dénoncent la perte de l’Unesco à cause de l’entêtement du maire.
15 mai 2006 : J-P. Chevènement affirme : « M. Grudler ment en prétendant que Belfort a perdu son classement à l’Unesco (…). J’ai entrepris toute les démarches nécessaires pour que, si proposition il y a à l’Unesco, notre Ville y figure. »
Epilogue
5 janvier 2007 : le gouvernement annonce qu’il déposera à l’Unesco le 31 janvier la candidature des villes Vauban, préférée aux autres dossiers en cours. 14 villes y figurent, mais pas Belfort, qui n’a plus que ses yeux pour pleurer. Seul site franc-comtois retenu, Besançon montre sa joie. Avec ce label touristique international, Besançon espère obtenir 25 à 40% de touristes en plus, en créant des dizaines d’emplois…
Voilà où nous mènent les graves manquements du maire de Belfort... Entre construire une mosquée moderne dans les fortifications ou obtenir un classement Unesco, il a fait un choix, qu’il devra bientôt assumer devant les électeurs. Alors qu’il aurait été facile de trouver un autre site pour la mosquée…
Plusieurs idées
Pour inverser la tendance, Christophe Grudler et son équipe affichent plusieurs idées, pour la majorité qui sortira des urnes en mars 2008 :
– stopper toutes les constructions modernes dans les fortifications,
– trouver un autre créneau que Vauban pour attirer des touristes,
– obtenir d’autres labels internationaux,
– faire appel à des investisseurs privés pour mettre en place une offre touristique aux forts de la Justice et de la Miotte, en complément du château.
Ce dernier projet permettra de créer plusieurs centaines d’emplois, directs et indirects, dans le domaine du tourisme.
Véronique Amiot.
Sophie Megnin sera ma suppléante
Infirmière travaillant en milieu hospitalier, Sophie Megnin habite Beaucourt. Elle a choisi d'être la suppléante de Christophe Grudler, et de l'accompagner dans la bataille des législatives. Ses domaines de prédilection se trouvent bien sûr dans le volet social du programme pour lequel se bat Christophe Grudler : le logement, le maintien à domicile des personnes âgées, et tout ce qui concerne le secteur médical ou paramédical.
14 mars 2007
Economie
La dette publique atteignait 1000 milliards de francs en 1984, elle atteint aujourd'hui 1190 milliards d'euros. Les politiques de droite ou de gauche qui se sont succédées en 20 ans font que nous vivons à crédit sur le dos de nos enfants. A sa naissance, un Français possède déjà près de 20.000 € de dettes, qu'il va passer sa vie à rembourser ! Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale proposent tous deux de continuer de gonfler ce déficit abyssal, basant leurs promesses électorales sur des budgets complètement irréalistes car : 1. au bas mot déficitaires d'au moins 50 milliards ; 2. reposant sur des hypothèses de croissance d'un optimisme déraisonnable.
Il faut remettre les pieds sur terre et accepter de voir les choses en face : la France est exsangue, surendettée. Le poids de la dette dépasse 60 % du PIB du pays (son revenu). Son remboursement occupe le deuxième poste du budget, juste après l'Education nationale. Les marges de manœuvre sont de plus en plus étroites.
Pour lutter contre cela, il faut : 1. interdire aux gouvernements de proposer des budgets déficitaires ; 2. cesser de promettre aux électeurs des baisses d'impôt qu'on ne pourra pas tenir, si ce n'est en reprenant d'une main ce qu'on offrira de l'autre. Certes, les impôts sont beaucoup trop lourds en France. Certes, la France est le pays d'Europe où les gens sont les plus imposés. Mais la situation est telle que la priorité doit aller à l'équilibre du budget et au remboursement de la dette.
Enfin, il faut cesser de brader les actifs bénéficiaires de l'Etat. A titre d'exemple, la cession des autoroutes au secteur privé, outre qu'elle nous enlève tout espoir de voir un jour s'installer un relative gratuité sur le réseau (à la manière suisse, par exemple, où à la manière française de l'A75), a abouti à une véritable catastrophe : les prix ont flambé, et la qualité du service s'est fortement dégradée sur le réseau, comme le montre une récente étude effectuée au bout d'un an de privatisation. Or, l'autoroute, ce n'est pas seulement la vitesse : c'est aussi la sécurité, avec beaucoup moins d'accidents au kilomètre parcouru que sur les routes nationales.
Environnement / Cadre de vie
Vers le milieu des années 80, les scientifiques prédisaient déjà que, réchauffement climatique aidant, les mélèzes pousseraient en Sibérie et les Alpes se verraient dotées du climat de l'Atlas. Nous y arrivons doucement : la fonte du permafrost rend aujourd'hui très difficile la traversée en traineau de la Sibérie, et nos stations de ski connaissent des hivers de moins en moins enneigés. La communauté politique, frileuse, a fait la sourde oreille et s'est peu préoccupée des problèmes de pollution. A l'automne, Nicolas Hulot, dont j'ai rejoint le pacte écologique, a attiré notre attention sur un problème crucial : notre planète est aujourd'hui notre seul et unique habitat. En le détruisant, c'est notre avenir, celui de nos enfants et de l'humanité toute entière que nous détruisons. Au quotidien, l'écologie se traduit par des économies d'énergie et l'attribution d'aides aux investissements dans ces domaines, des attitudes moins polluantes, de la recherche et du développement dans les secteurs des énergies renouvelables, etc. L'écologie, ce n'est pas seulement un concept, ou une manière de vivre. C'est aussi un gigantesque marché, créateur de nombreux emplois, dont la France et le Territoire de Belfort ne doivent pas rester absents.

